..... Le changement « Nicolas Sarkozy est tombé, mais cela ne changera rien dans les relations entre la France et la Cote d’Ivoire ». M’a lancé un ami du RHDP avec qui j’ai voulu partager la nouvelle du changement de pouvoir en France. Je n’ai pas voulu poursuivre cette conversation. Elle ne m’aurait pas avancé puisque sa réaction me donnait le sentiment qu’il n’était pas prêt à saluer la victoire de la démocratie en France. Il semblait trop attaché à la personne de Nicolas Sarkozy. Et je le comprenais ? Plus tard un collègue me dira que dans le taxi communal qu’il a emprunté ce lundi matin, le chauffeur plaignait les français. « Les français ne sont pas très futés, ils ont chassé Sarkozy, ils vont le regretter ». Tout cela montre l’ampleur du désespoir de tout ceux qui ont un peu trop vu en Sarkozy un surhomme qui aurait du s’imposer à son peuple comme il a imposé ses petits copains aux autres peuples. Sans m’attarder sur ces réactions qui cachent les larmes d’une défaite personnifiée, je me suis aussi souvenu d’une réflexion que Michel Rocard aurait, en privé, confié à un homme politique ivoirien. « Pour que ça change chez vous, il faut que ça change chez nous et pour que ça change chez nous il faut que ça change chez vous ». Je suis de ceux qui pensent que la rencontre de l’Afrique et de la France a produit une autre culture de coopération qu’une révolte de ressentiments ne suffirait pas à déconstruire. La volonté de déconstruction de cette relation serait même commune de part et d’autre qu’elle n’y arriverait pas. Les Etats colonisés par la France sont devenus plus francophone, plus français et plus francophile quelquefois à leur corps défendant. Et la France a commencé à se colorer des apports de toutes ses connexions internationales. Ce qu’il nous faut combattre, en attendant de le nommer autrement, c’est le caractère vicié de la françafrique qui consiste à continuer de traiter les peuples qu’on a annexés dans le passé comme des civilisations inferieures pour qui la démocratie serait un luxe et qui ne seraient pas entrées suffisamment dans l’histoire. Je présuppose donc une autre France-Afrique ou pourquoi pas une Afrique-France pour dire avec Rocard que pour que ça change ici, il faut que ça change là bas et pour que ça change là bas il faut que ça change ici. Pour notre part en Cote d’Ivoire, l’élection de François Hollande est le dernier changement que nous attendions pour que tout change pour nos deux peuples. Pour ce bond qualitatif commun dans le rapport de l’Afrique avec la puissance Française, la Cote d’Ivoire a pris de l’avance depuis 2000. Ça avait déjà changé chez nous avec l’élection de Laurent Gbagbo et sa politique de refondation. Sur la marche du changement de mentalité et du progrès pour tous nous attendions la France. Nous espérons seulement que le changement dont parle François Hollande ne sera pas celui d’un écran de fumée.
Minés par le complexe de l’esclave Ils n’ont pas voulu le montrer. Mais ils n’ont pas pu nous empêcher de le voir. L’aigreur qui se mêlait à la raillerie face à la joie des autres de voir Hollande élu en France a pris les couleurs d’un désespoir mal contenu. Au-delà, nous notons qu’ils ont une haine viscérale pour la démocratie et confondent le plaisir qu’on peut tirer d’un bon « match » de démocratie à l’expression d’un sentiment de vengeance. En fait, ils ont rarement ressenti quelque chose d’autre. Et ils pensent que leur mentalité est universelle. Le désespoir est tel que pour leur remonter le moral leur canard idéologique a sorti des archives une vieille interview de François Hollande qu’on a pris soin d’antidater et de manipuler pour le coller à l’actualité. Hier Le Patriote barrait sa Une du titre suivant : « Pendant que les refondateurs fêtent sa victoire ; Hollande sans pitié pour Gbagbo ». A l’intérieur une interview dont on peut bien douter de l’authenticité et une réaction du porte parole du RDR qui résume un Etat d’esprit bien particulier : « la victoire de Hollande ne changera rien à la situation du FPI et Gbagbo ». Qu’est-ce que l’élection de François Hollande a à voir avec le sort du président Laurent Gbagbo? Et pourquoi ce dernier représente-t-il dans leur subconscient le justicier désarmé qui ne fera finalement plus rien pour mettre fin à la longue liste de leurs crimes. En termes plus simples : « Ne vous réjouissez pas parce qu’en définitive Hollande viendra parachever l’œuvre de Sarkozy ? » Si Hollande est le continuateur de l’œuvre de son adversaire politique, pourquoi sont-ils si tétanisés au point de défoncer une porte déjà ouverte et se triturer les méninges pour assener des “évidences”. Pour notre part, il y a des raisons qui justifient la joie des démocrates du monde entier. N’en déplaise à ceux qui sont victimes du complexe du hors-la-loi. Il y a un sage grec qui a dit en substance que la même personne ne peut se baigner deux fois dans la même eau qui coule. Une façon pour lui de conceptualiser le devenir et dire que tout change. Aussi faut-il admettre que le François Hollande d’une interview sortie des archives n’est plus le même que celui qui vient d’être élu. Les eaux ont coulé sous le pont. En sus, l’élection de François Hollande signifie à coup sûr la fin du sarkozisme. Rien que ce changement suffit au bonheur de toutes les victimes des pseudo-démocrates qui ont pour seul argument politique l’assassinat des chefs d’Etat, le bombardement des palais, la séquestration et l’élimination des opposants politiques. Enfin, François Hollande est un socialiste qui remplace Sarkozy. On ne lui fera pas l’injure d’accéder au pouvoir pour copier bêtement une politique libérale sauvage. Pour les progressistes le changement en France est une avancée. Nous ne sommes pas naïfs pour penser que F. Hollande a été élu par nous et pour nous. Nous refusons d’ailleurs par simple principe de souveraineté que ce soit ainsi. Nous saluons simplement à travers cette élection la victoire de la démocratie et l’avènement d’un esprit ouvert, d’une oreille désormais sensible à notre aspiration à la liberté totale. Nous comprenons que nos frères d’en face, encore minés par le complexe du Blanc ne soit pas très enthousiastes à l’idée que l’esclavage va prendre fin.
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WAIT AND SEE
c'est bien je vois que tu a des yeux pour voir et apprecier le sens de democratie chez d'autre peuple mais ce qui me ne desole c'est que tu n'est pas capable de reconneitre chez toi quelqu'un qui a perdu les elections et qui a massacré la populaion pour s'imposer à 56% de son peuple ki lui a dit non dans les urnes. c'est pour cela il qu'il est à la CPI. ne compte pas sur hollande pour sortir ces GENOCIDAIRE de la prison vient les faire sortir toi meme. idiotEcrire un commentaire